Les abbesses régulières de l'abbaye royale de Malnoue (1129 - 1501)

On qualifie de régulières les abbesses élues par leur communauté conformément à la règle monastique.

Depuis la fondation de l’abbaye royale de Malnoue au XIIᵉ siècle, les abbesses sont choisies par les religieuses professes de la communauté selon les usages de la vie monastique. Cette élection, qui intervient généralement après le décès de l’abbesse précédente, se déroule au sein du chapitre conventuel. Elle est ensuite confirmée conformément aux privilèges et aux règles ecclésiastiques en vigueur.

Élue à vie, l’abbesse devient la supérieure de la communauté. Elle veille au respect de la règle monastique, préside les principaux offices, accueille les nouvelles religieuses et assure la direction spirituelle du monastère. Son autorité s’exerce également sur l’administration de l’abbaye. Elle supervise les terres, les fermes, les bois, les revenus, les bâtiments et les droits attachés au domaine de Malnoue, aidée dans sa tâche par plusieurs religieuses et officiers.

Au Moyen Âge, l’abbesse est l’une des rares femmes à exercer une telle responsabilité. À la fois supérieure religieuse et administratrice d’un vaste patrimoine, elle représente l’abbaye auprès des autorités ecclésiastiques et seigneuriales et veille à préserver les droits et les intérêts de sa communauté.

À la découverte des abbesses élues*

*Toutes les abbesses ne sont pas connues avec la même précision. Certaines ont laissé une abondante documentation, tandis que d’autres ne sont mentionnées que dans quelques chartes ou actes conservés. Les biographies détaillées sont proposées lorsque les sources le permettent et seront enrichies au fil des recherches de l’AHEM.

Les informations présentées proviennent notamment de la Gallia Christiana, ouvrage de référence consacré à l’histoire des diocèses et des abbayes de France, traduit en français pour l’abbaye de Malnoue par Étienne Caspar professeur de français au Séminaire

avant 1207

Adélaïde

première abbesse, croit-on ; son nom apparaît dans un très ancien document sans aucune précision de date à la fin.

1207-1218

Odeline I

est connue par les archives de Saint-Denis en 1207, 1208 et encore en 1211, 1216 et 1218 avec beaucoup d’éloges pour sa sollicitude envers les sœurs

1220-1231

Helvide I

on la trouve en 1220, en 1221 (au mois de juillet), en 1223 au mois de février et avril et 1231 en décembre. À cette époque les religieuses de Chelles (« … ») mère Pétronille et son couvent, émues de l’indigence des sœurs de Sainte-Marie de Nemours leur offrirent libéralement les revenus annuels des sœurs qui décédaient.

1238-1242

Odeline II

apparaît en 1238, 1241 au mois d’avril et en 1242, en juin.

1244-1257

Mabilia

est recensée en 1244, le 28 septembre, en 1248 au mois de juin, en 1249 au mois d’avril et en 1257 au mois de novembre.

1260

Aalipdis

en 1260 au mois de décembre.

1264

mathilde I

En décembre 1264

1270

leprosa

est nommée dans une disposition de l’Official de Paris effectuée entre les religieuses et le clergé de l’église de Berchère, le lundi qui précède la fête de Saint-Vincent en l’an 1270.

1274

helvide II

est nommée en l’an 1274.

1275

mathilde II

abbesse de Footel : les prébendes des moines de Saint-Maur-des-Fossés qui mouraient, remises en 1171, comme nous l’avons dit, à son monastère par Théobald leur abbé, elle en rendit en mars 1275 à Saint-Maur-des-Fossés pour dix livres parisiennes, pour être rendues ainsi chaque année du monastère de Footel à celui de Saint-Maur en la fête de Saint-Rémi, d’après les tablettes de Saint-Maur-des-Fossés.

1316

Aveline

est élue abbesse en 1316, sur un écrit authentique.

1316 -1334

Jovia

on trouve « Joye » la même année 1316, en février 1333 et en 1334 pour la fête de Saint-Jean-Baptiste.

1360-1380

Marguerite de chartrres

sœur de Jean abbé des Fossés, dite abbesse de Footel ou des Dames de Bosco, promit obéissance en 1360, le 26 juillet, à l’évêque et à l’église de Paris. Elle est nommée aussi en 1371, le 8 mars, et en 1380, le 22 mars.

1389-1400

jeanne I d'aunoy

était supérieure en 1389, le 1er avril 1394, en 1399, et le 7 février 1400. Dans cette tourmente due aux guerres civiles, il ne restèrent sûrement pas plus de sept religieuses, peut-être trois seulement, comme on le dit ailleurs, réduites à la plus grande indigence.

1406

Marie II du Soussoy

élue le 16 Mai 1406, apparaît dans les archives du 18 Novembre et du 15 Décembre de cette année-là.

1413-1423

Jacqueline d'Aunoy

religieuse professe de Saint-Antoine de Paris, apparaît comme abbesse de Footel dans un document de l’année 1413 et, dans un autre du 18 Décembre 1418,

1438-1465

Petronille Choisis

Abbesse de 1438 à 1465, Petronille Choisis, dite La Chausoise, joue un rôle majeur dans la renaissance de l’abbaye après la guerre de Cent Ans.

1467-1488

jeanne II la pichonne

Abbesse de 1467 à 1488, Jeanne II la Pichonne contribue à la renaissance de l’abbaye en restaurant ses bâtiments et en réorganisant la communauté

1488

jeanne III Chauvette

fille d’un marchand parisien, ancienne religieuse de Saint-Antoine des Champs devient abbesse de Footel et promit obéissance à l’évêque et à l’église de Paris le 2 Mars 1487, c’est à dire 1488. Elle siégea jusqu’au 8 Février 1501 où elle fut contrainte de partir. Elle survécut encore 17 ans après.

1501-1515

Marie de savoie

Réformatrice de l’abbaye de Malnoue, Marie de Savoie prépare l’instauration des abbesses triennales au début du XVIᵉ siècle.

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