Petronille Cochois, dite « La Chausoise »

Abbesse de Malnoue (1438 - 1465)

Source:

Extrait de la Gallia Christiana, tome VII, mention de Petronille Cochois (1438-1465).

Élue abbesse de l’abbaye royale de Malnoue en 1438, Petronille Choisis, surnommée La Chausoise, succède à Jacqueline d’Aunoy à une époque particulièrement difficile. Depuis plusieurs décennies, la guerre de Cent Ans ravage l’Île-de-France. Les campagnes sont dévastées, les populations déplacées et les communautés religieuses vivent dans une grande précarité.

L’abbaye de Malnoue n’échappe pas à ces épreuves. Les archives rapportent que les religieuses furent contraintes d’abandonner à plusieurs reprises leur monastère pour fuir les combats et les exactions des soldats. Au moment où Petronille prend la tête de la communauté, celle-ci est presque anéantie.

Ancienne prieure de l’abbaye, elle connaît parfaitement les difficultés du monastère. Durant près de vingt-sept années de gouvernement, elle entreprend un patient travail de reconstruction. Sa nécrologie lui attribue la restauration de l’église, demeurée en partie abandonnée pendant vingt-quatre ans à cause des guerres, ainsi que le rétablissement progressif de la vie religieuse.

Les chroniques soulignent également l’extrême faiblesse de la communauté à cette époque, évoquant le moment où une seule religieuse, Jeanne la Picarde, demeurait encore à l’abbaye. Malgré ces circonstances dramatiques, Petronille parvient à assurer la survie de l’établissement et à préparer son renouveau.

Son abbatiat constitue ainsi une étape essentielle de l’histoire de Malnoue. Grâce à son énergie et à sa persévérance, l’abbaye retrouve progressivement une vie régulière après les destructions provoquées par la guerre de Cent Ans, permettant aux générations suivantes de poursuivre son développement.

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